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18/01/2017

Bernard Zimmer et le crapouillot

Avant de se lancer comme scénariste pour le théâtre et le cinéma, Bernard Zimmer avait fait ses premiers pas dans le monde du journalisme. Responsable en 1920 de la revue Rhénane, il a ensuite écrit un article pour « le crapouillot » 6 ans plus tard. C’est de cette revue que nous allons parler dans cet article.

crapouillot,bernard zimmer

Qu’est-ce que le crapouillot ?

Créé pendant la première guerre mondiale (1915), « le crapouillot » s’appelait d’ailleurs à l’origine « journal de tranchées ». Il s’agissait d’un périodique satirique ; sa dernière édition remonte à 1996. Toutefois, en mai dernier, une nouvelle série de ce journal a été publiée.

Pourquoi crapouillot ?

Signifiant « petit crapaud », le terme « crapouillot » désignait dans le vocabulaire des poilus les munitions et torpilles d’artillerie des soldats.

Histoire de la revue

Avant que Bernard Zimmer n’y contribue, la revue fondée par Jean Galtier-Boissière adoptait déjà un ton satirique et ironique, si bien que la censure représente une réelle menace pour ses contenus. Après la guerre, en 1919, la revue se dédie à l’art et la littérature en étant sous-titrée « arts, lettres, spectacles ». Plusieurs écrivains non conformistes participent à celle-ci comme Pierre Marc Olan, Henri Bédaud, Francis Delaisi ainsi que des dessinateurs : André Villeboeuf, Jean Oberlé, André Foy, Jeanne Rosoy etc.

Toutefois, le ton employé dans le crapouillot n’est pas du goût de tout le monde. La revue reçoit en effet un peu plus de 40 procès en un peu plus de quarante ans.

A l’heure de la seconde guerre mondiale, le fondateur Jean Galtier-Boissière arrête toute publication. Après la guerre, la partie art et littérature est confiée à une sous-branche et «le crapouillot » se consacre à des dossiers sérieux (histoire), des sujets plus légers et des contemporains tout en abordant aussi leurs travers.

Jean-Jacques Pauvert prend le relai et dirige la revue de 1965 à 1966. Un an plus tard, les sujets abordés dans la revue sont de plus en plus traités politiquement et dénoncent par exemple de nombreux scandales. Les accusations se multiplient et le monde politique est ouvertement attaqué.

La revue prend fin avec le numéro 126 en 1996. Toutefois, l’an dernier en mai 2016, une nouvelle équipe a repris ce journal via une formule trimestrielle sous la direction de Bernard Sorlot.

Contribution de Bernard Zimmer

Bernard Zimmer a rédigé un article nommé « Berlin-Calcutta » pour la revue en 1926. Il a également collaboré pour un numéro spécial, « les allemands » avec un grand reportage du directeur de la revue Jean Galtier-Boissière et de monsieur Zimmer lui-même.